1ère condamnation pour crimes de guerre perpétrés à l'étranger

Allemagne ignace murwanashyaka et straton musoni
 
 
Ignace Murwanashyaka et Straton Musoni, des Forces démocratiques de Libération du Rwanda, condamnés en Allemagne.

 

Ignace murwanashyaka et straton musoni

Lundi, le tribunal de Stuttgart a condamné pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité deux anciens chefs de la rébellion hutue au Rwanda.

Ignace Murwanashyaka, 51 ans, président des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) a écopé de 13 ans de prison contre 8 ans pour son vice président Straton Musoni, 54 ans, pour 26 crimes contre l’humanité, 39 crimes de guerre et pour organisation d’entreprise terroriste à l’étranger.

Les deux hommes ont été condamnés pour avoir commandité des massacres depuis l'Allemagne où ils étaient installés en tant que réfugiés politiques depuis trente ans.

Le procureur Christian Ritscher résume ainsi l'accusation qui portait sur "toute la palette d’atrocités qu’on peut imaginer dans une guerre civile". En effet, le nœud du procès s'est resseré sur la tuerie du 10 mai 2009, dans le village de Busurungi. Un massacre organisé par les prévenus depuis l'Allemagne et qui, selon un rapport de l'ONU, a fait au moins 96 victimes civiles, assassinées "par balle, poignardées ou découpées à la machette".

Ignace Murwanashyaka et Straton Musoni auraient fait appel à des familles militantes du FDLR: "On a vu des enfants assassiner d’autres enfants", toujours selon l'ONU.

Ce genre de procès est une première pour l'Allemagne qui condamne pour la première fois des personnes pour des crimes contre l'humanité perpétrés à l'étranger.

Le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains a déclaré dans ce sens qu'il s'agissait pour l'Allemagne de sa "première tentative (...) de contribuer à la traque mondiale" des grands criminels. 

Ce verdict tombe également au moment où le pays fait face à une déférlante de demandeurs d'asile dont certains pourraient être des terroristes de Daech. L'Allemagne veut par ce bais envoyer un signal fort: utiliser l'asile politique en Allemagne pour cacher des actes crimminels, même commis à l'étranger, sera poursuivi.

 (Sources: information.tv5monde.com, taz.de / Image: taz.de)

 

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