Berlin, fief des hackers

Hackers a berlin

Qui sont ces hackers installés à Berlin ?

Et pourquoi Berlin ?

 

Capture d e cran 2015 05 18 a 01 11 06Qui sont ces hackers installés ou passant par Berlin ?

L'Américain Jacob Applebaum, ancien de Wikileaks et hacker du projet Tor (réseau pour un logiciel libre d'échanges Internet anonymes). 

✦Le Suédois Peter Sunde, aka brokep, co-fondateur du site de téléchargement illégal "The Pirate Bay" qui lui a valu 5 mois de prison en Suède.

L'Américaine Laura Poitras, auteure du documentaire "Citizen Four" consacré à Edward Snowden.

L'Australienne Sarah Harrisonmembre de Wikileaks.

L'Allemand Andy Mueller-Maguhn, membre du Chaos Computer Club (CCC) qui a déclaré que "Le CCC entend être une structure décentralisée et ouverte qui sert de forum aux hackers".

Plus tout un tas d'anonymes foisonnant dans ce milieu interlope.

 

Capture d e cran 2015 05 18 a 01 14 06Que viennent-ils chercher à Berlin ?

Selon Jacob Applebaum, "la plupart des hackers viennent à Berlin pour le Berghain, les drogues bon marché et le Club Mate".

Malgré la gentrification, Berlin reste une ville propice à l'alternatif et aux milieux contestataires.

Mais il semble surtout qu'ils soient attirés par la qualité des infrastructures de la capitale et par la prise au sérieux de la question de la protection de la vie privée.

 

Pourquoi Berlin plus que d'autres capitales ?

Il est clair que ce n'est pas dans la Silicon Valley, chancre du GAFA, ni tout ailleurs aux États-Unis qu'ils trouveraient écho à leurs rêves de liberté et d'anonymat numérique.

Si en Europe, certains pays de l'Union Européenne s'inquiètent de la suprématie numérique des Américains, l'Allemagne est l'un des pays les plus actifs dans la résistance à la domination numérique et à l'intrusion des données personnelles.

 

D'où vient la méfiance des Allemands envers le pouvoir numérique ?

Il y a au moins trois raisons principales:

L'esprit contestataire des Berlinois qui n'ont pas envie d'une domination numérique. Il n'y a qu'à voir comme il est parfois difficile de régler ses achats par carte bancaire contrairement à n'importe quelle autre capitale européenne.

La cicatrice du "Paradis perdu" d'avoir trop pêché. C'est à dire, le fait historique d'avoir perdu la République de Weimar et sa démocratie pour sombrer dans la dictature nazie. Le "Paradis perdu" étant la démocratie à laquelle ils sont farouchement attachés. Et qui dit démocratie, dit protection de la vie privée.

L'expérience douloureuse de la Stasi (police politique et de renseignement de la RDA) et son goût pour l'espionnage, le contre-espionnage, le flicage et l'intrusion dans la vie privée des citoyens.

 

C base berlinDans quels lieux se retrouvent les hackers à Berlin ?

Les hackers se retrouvent dans des "hackerspaces"; des espaces fournissant une connexion haut débit et leur permettant de se rencontrer, d'échanger et de s'entraider. Berlin compte 17 de ces hackerspaces, dont:

Le Chaos Computer Club (CCC),   importante organisation germanophone de hackers, créée à Berlin dans les années 80 et qui s'est régulièrement illustrée dans des coups et des affaires de cyberespionnage, revendiquant la mise en lumière des risques et des conséquences sociétales du développement technologique. Il est aussi le QG de bon nombre de ces activistes, militants et hackers.

 

Le c-base, sorte de vaisseau retro-futuriste kitsch envahi de câbles, boutons, clignotants, consoles, boîtiers et néons colorés où les hackers peuvent s'en donner à cœur joie.

 

Je suis hacker, comment puis-je rejoindre l'un de ces groupes ?

Si tu es hacker, tu sauras trouver la réponse à cette question tout seul...

(Source: tempsreel.nouvelobs.com, berlinestanous.com / Images: Congrès du Chaos Computer Club à Berlin, tagesspiegel.de)

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