Dopage au travail, le malaise allemand

Dopage au travail allemagne
 
 
Un rapport de la caisse d’assurance-maladie DAK vient de jeter un pavé dans la mare en chiffrant à 3 millions le nombre d'Allemands qui se doperaient au travail.

 

Dopage au travail allemagneContrairement à des peuples comme les Français, les Allemands ne sont pas connus pour leur forte consommation de médicaments. Au contraire, on associe volontiers l'Allemagne aux médecines alternatives comme l'homéopathie ou la naturopathie. 

Mais un rapport de la caisse d’assurance-maladie DAK vient de jeter un pavé dans la mare en chiffrant à 3 millions le nombre d'Allemands qui se doperaient au travail à des fins de performance. Et ce chiffre serait en augmentation puisqu'on est passé de 4,7% en 2008 à 6,7% en 2014. Ce rapport s'appuie sur des données pharmaceutiques de 2,6 millions d'assurés et sur des interviews de 5.000 actifs de 20 à 50 ans.

La plupart des dopants utilisés se classent en quatre catégories: 

Les antidépresseurs (mieux-être), les bêtabloquants (anti-stress), les médicaments anti-démence sénile (mémoire) et la Ritaline (concentration). 

Il est à noter que ces médicaments ne sont pas dépourvus d'effets secondaires et qu'ils sont préscrits sur ordonnance, ce qui pose question sur la responsabilité des médecins.

Mais cette étude dresse surtout une image alarmante du salarié allemand qui semble devoir de plus en plus faire face à du mal-être, du stress et à des difficultés d'adaptation à son travail.

Selon Herbert Rebscher, président de la DAK, "le dopage au travail en Allemagne n’est pas encore un phénomène de masse mais ces résultats sont un signal d’alarme." 

Sans compter que cette étude ne tient pas compte des dopants illégaux comme la cocaïne, les amphétamines et autres drogues, ce qui a poussé le Conseil de l’Ordre des médecins allemand à prôner une plus grande prévention du stress en entreprise.

Mais cette étude vient également bousculer une idée reçue. En effet, alors qu'on a tendance à prêter ce genre de pratiques aux cadres, aux créatifs et aux managers, l'étude démontre que ce sont les salariés aux situations plus fragiles qui ont recours à ces médicaments.

(Source: www.dak.de / Image: suv-inx.ch)

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