Gangs of Cologne ou HoGeSa vs Salafistes

Hogesa
 
 
Gangs of Cologne - Non, ce n'est pas un remake du film de Scorsese mais la réalité de la violence qui s'instaure à Cologne et dans le pays entre Hooligans et Salafistes.

 

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Comme d'autres pays occidentaux, l'Allemagne connaît de fortes tensions dûes aux salafistes qui seraient autour de 6000, selon l'agence de protection du territoire. Les salafistes représentent une branche radicale de l'Islam prônant une idéologie anti-occidentale et qui cherche ouvertement à remplacer les démocraties occidentales par un gouvernement islamique basé sur la charia.

Alors que l'Allemagne est engagée contre le Daech (Etat islamique d'Irak et du Levant), les salafistes importent le conflit dans le pays, comme dans les villes d'Hambourg (affrontements entre salafistes et Kurdes), Berlin (où des mosquées sont sous la surveillance des services de renseignement), Cologne (affrontements Hooligans contre salafistes) ou encore Mannheim et Francfort. Sans compter les 450 allemands ayant quitté le pays pour faire le Djihad en Syrie, selon le gouvernement, chiffre à multiplier par quatre selon les estimations du Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Mais une résistance peu conventionnelle et pas politiquement correcte s'est organisée. Celle des Hooligans. Et dimanche dernier, la ville de Cologne s'est transformée en champs de bataille entre forces de l'ordre et Hooligans prêts à en découdre avec le salafisme et se considérant comme justiciers "anti-barbus". 

Rappelons que les Hooligans sont des supporters de football utilisant la violence pour influencer les matchs. En Allemagne, ils sont très présents dans les clubs d'ex-RDA. Majoritairement d'extrême droite, composés de skinheads et de néonazis, il n'est pas rare de les voir brandir des drapeaux nazis dans ou aux abords des stades allemands.

Leur mouvement anti-salafistes, appelé «HoGeSa», acronyme pour Hooligans gegen Salafisten (Hooligans contre Salafistes) a rassemblé 4 000 participants, supporteurs de foot radicaux dimanche à Cologne dont 2500 militants ultra violents.

Des saluts nazis et des slogans «Liberté, social et national», «contre les porcs salafistes» ont été scandés et le très controversé «SS-Sigi» (Siegfried Borchardt), figure de l'extrême droite y a pris part.

Dépassées par cette manifestation (44 policiers blessés), les forces de l'ordre les ont dissous au canon à eau et au gaz lacrymogène et ont procédé à une vingtaine d'arrestations.  

«HoGeSa» se structure sur Internet, d'ailleurs, une nouvelle manifestation est prévue à Hambourg le 15 novembre prochain.

Et d'autres mouvements sont en train de se créer, comme "PEGIDA" (Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes / Les Européens patriotiques contre l'islamisation de l'Occident) qui a décidé de manifester hebdomadairement à Dresde.

La police craint qu'un réel mouvement soit en train de se créer en Allemagne. 

(Sources: spiegel.de, zeit.de, focus.de, hooliganisme.free.fr / Image: abendblatt.de)

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