Niels Högel, l'infirmier tueur

Niels ho gel l infirmier tueur
 
 
 
Le plus grand tueur en série depuis l'après-guerre.

Niels ho gel l infirmier tueur 3Retenez son nom, car il fera date dans l'hitoire criminelle moderne allemande. 

Niels Högel, 39 ans, est certainement le plus grand tueur en série allemand depuis l’après-guerre. Le nombre estimé de ses victimes ne s'est jamais rencontré en temps de paix en Allemagne.

C'est en tant qu’infirmier, qu'il a sévi et avoué avoir oté la vie à une trentaine de patients, alors qu'il exerçait au service de réanimation de l'hôpital de Delmenhorst (Basse-Saxe).

Condamné en 2015 à la réclusion criminelle à perpétuité pour deux assassinats, l'enquête est cependant toujours en cours et les dernières découvertes font froid dans le dos. 

Un tueur en série par centaines

En plus de la trentaine de meurtres qu'il a reconnu et dont les victimes ont été exhumées, confirmant l'overdose, Niels Högel est soupçonné de plusieurs centaines de meurtres.

Avant l'hôpital de Delmenhorst, Niels Högel aurait semé la mort dans trois autres hôpitaux, entre 2000 et 2005, dont la clinique universitaire d’Oldenbourg.

Bien que phénomène connu en occident, les "anges de la mort" font rarement autant de victimes. Certains enquêteurs parlent de 200 à 300 personnes tuées par Högel: "Le nombre réel des victimes est bien plus élevé qu'on ne l'imaginait", a déclaré Thomas Sander, procureur d'Oldenburg.

Méthode: classique. Mobile: l'ennui.

Comme la plupart des anges de la mort, Högel commettait ses crimes en injectant du poison ou des surdoses aux patients, notamment des médicaments pour l'insuffisance cardiaque. 

Il agissait souvent la nuit: "La plupart du temps, je passais à l'acte d'une façon spontanée", a-t-il expliqué lors de son procès en 2015. 

Il explique ses passages à l'acte par son besoin de briser l'ennui. L'empoisonnement déclenchait systématiquement le protocole de réanimation, qu'il vivait alors comme de l'action.

Ce pouvoir de vie et de mort est un besoin de toute puissance recherché par des profils psychologiques perturbés et en grande soif de reconnaissance et d'admiration, comme on admire Dieu. Dans cette action, Högel trouvait également la reconnaissance de ses collègues.

L'enquête ne fait que commencer

Sur la centaine d'exhumations effectuées jusqu'à ce jour, des traces d'empoisonnement ont été décelées sur 33 corps. L'enquête se poursuit et "plusieurs centaines de dossiers" de décès suspects vont être étudiés, même s'ils se heurtent aux cas de personnes incinérées qui font dire à la commissaire principale, Arne Schmidt qu'"on ne connaîtra sans doute jamais toute la vérité".

Les hôpitaux pointés du doigt

Le nombre extraordinaire de victimes de Niels Högel s'explique pour certains, par le fait que certains services aient fermé les yeux. Une enquête est ouverte contre huit employés hospitaliers pour meurtres par omission, en raison du fait qu'ils avaient eu des doutes sur les agissements de Högel, doutes qu'ils auraient préféré taire, en se contentant de se débarrasser de lui au plus simple, en lui délivrant une attestation de "bons services", lui permettant de facilement retrouver un place dans un autre hôpital. 

(Source: www.welt.de / Images: (Niels Högel) www.bild.de)

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