"Pauvre mais sexy" s'enrichit avec le sexe

Pauvre mais sexy s enrichit avec le sexe
 
 
 
Berlin est devenu la ville du sexe tarifé.

Pauvre mais sexy s enrichit avec le sexeAvec plus de 2.000 prostitués, Berlin est devenu la ville du sexe tarifé. 

Une loi votée en 2002

La prostitution est légale en Allemagne. C'est en 2002 que la loi sur la prostitution (Prostitutionsgesetzt) est votée. L'Allemagne a une approche réglementariste de la prostitution. C'est-à-dire qu'elle considère la prostitution comme une activité professionnelle comme une autre. Elle s'applique donc à la réglementer et à la réguler comme toute autre profession, et à l'encadrer en protégeant les droits des travailleurs et en prévenant les abus des employeurs. Les prostitué(e)s sont considéré(e)s comme des travailleurs du sexe. Lire la Fiche pratique "Prostitution".

Pas de zones d'exclusion

Contrairement à d'autres villes allemandes, Berlin n'applique pas de zones d'exclusion de la prostitution. Ainsi, les prostitués peuvent exercer près des écoles, parcs de jeux et zones résidentielles. Ceci commence à agacer nombre de riverains dont les plaintes trouvent fin de non recevoir auprès d'Angelika Schöttler, maire du quartier Tempelhof-Schöneberg, très concerné par la prostitution.

La Kurfürstenstraße

La Kurfürstenstraße est l'artère principale de la prostitution à Berlin. La majorité des prostitués sont des jeunes femmes venant de Roumanie et de Bulgarie. Selon Die Welt, leurs conditions de travail sont inhumaines, subissant les violences et le racket par leurs souteneurs.

L'Artemis, grandeur et décadence

Ouvert en 2005, l'Artemis est le plus grand bordel de Berlin sur 3000 m2. Il génère tant de clientèle qu'il fait désormais partie des attractions berlinoises.

Mais le 14 avril 2016, la presse révèle que ses dirigeants sont soupçonnés et poursuivis pour trafic d’êtres humains et fraude fiscale. Deux des dirigeants ont été emprisonnés.

Un business lucratif

Selon Verdi, le syndicat allemand des travailleurs du sexe, la prostitution génère près de 15 milliards d'euros de chiffre d'affaire par an, en Allemagne.

Cité par lejournalinternational.fr, le propriétaire d'une maison close de Sarrebrück estime qu'"un million d'hommes qui va au bordel chaque jour en Allemagne, chacun versant 50 euros en moyenne, soit un total de 50 millions d'euros par jour". 

L'état fédéral profite bien évidemment de cette manne par l'impôt. 

L'ubérisation de la prostitution

La prostitution n'a pas échappé aux transformations du business par le numérique. Lancé en 2015, la plateforme Ohlala permettrait aux femmes de gérer et de contrôler librement leur activité de prostitution via une application. 

Des pubs pour des bordels sur les bus berlinois

Vous avez certainement déjà vu la campagne publicitaire de l'Artemis sur un bus qui passait (Image ci-dessus). Certains diront que ça fait tâche, d'autre que ce n'est pas pire qu'une femme dénudée pour vendre un parfum. En tout cas, la ville de Berlin n'a pas trouvé à redire et parce qu'elle est "pauvre mais sexy", elle peut bien s'enrichir avec le sexe... 

(Image: www.feministcurrent.com)

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