Volkswagen: le scandale et la débâcle

Scandale volkswagen
 
 
Le géant de l'automobile Volkswagen est au cœur d'un des plus gros scandales industriels du moment.

 

Scandale volkswagen

Le scandale
Le géant de l'automobile Volkswagen est au cœur d'un des plus gros scandales industriels du moment. En effet, le groupe a reconnu vendredi dernier avoir dupé le système américain de contrôle des niveaux d’émissions polluantes de ses modèles diesel produits aux Etats-Unis.

Hier, lundi, le groupe allemand a reconnu la duperie dénoncée par l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA), qui consistait à recourir à un logiciel interdit et très perfectonné permettant de falsifier les données d'émissions des véhicules et de contourner ainsi la loi américaine: "Nous avons reconnu les faits devant les autorités. Les accusations sont justifiées. Nous collaborons activement", a fait savoir le groupe.

Ce scandale pourrait n'être qu'un début

Dans un souci de collaboration, Volkswagen avait lancé dimanche une enquête externe et a exprimé ses excuses. Mais cela est bien loin d'être suffisant. Hier, le gouvernement allemand à exigé que tous les constructeurs automobiles transmettent les informations nécessaires pour vérifier l'ampleur d'éventuelles autres tricheries. Des tests seront particulièrement réalisés sur les véhicules diesel par des experts indépendants.

Une image désastreuse pour le fleuron de l'automobile allemand

"Je regrette personnellement, et profondément, que nous ayons déçu la confiance de nos clients et du public", a déclaré Martin Winterkorn, patron de Volkswagen. 

Le ministre de l’économie allemand, Sigmar Gabriel, s'inquiète à juste titre de l'atteinte à la réputation de l'industrie allemande, reconnue pour sa rigueur; "Je crois qu’il est évident qu’il s’agit d’un grave incident. Vous pouvez sûrement comprendre que nous ayons des inquiétudes sur le fait que la réputation excellente et justifiée de l’industrie automobile allemande, et en particulier de Volkswagen, puisse souffrir."

L'affaire éclate en plein Salon de l'automobile de Francfort, comme une bombe éclaboussant tout le secteur mais entâchant surtout Volkswagen, premier constructeur automobile européen et fierté nationale. 

Des conséquences financières colossales

Reconnue aux États-Unis, la tromperie de Volkswagen encourt 33.000 euros d’amende par véhicule vendu sur le territoire américain depuis 2009. La somme des amendes pourrait s'élever à 18 milliards de dollars. Le groupe s'apprête donc à un sérieux séisme économique, sans compter le coût de réadaptation des véhicules trafiqués. Sans compter la baisse de commandes consécutives à une telle affaire. Cela risque de faire beaucoup pour le fleuron européen de l'automobile, malgré ses 202 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014.

Dégringolade boursière

Hier, lundi 21 septembre, la bourse de Francfort a vu le titre Volkswagen dévisser de 20%. À la clôture, le repli était de 17,14%, soit un titre à 133,70 euros. Volkswagen a perdu près de 15 milliards d’euros.

Des mesures prises dans l'urgence

Pris dans la tourmente outre-Atlantique, Volkswagen a décidé de stopper momentanément la commercialisation des diesel quatre cylindres de ses marques VW et Audi impliqués dans le scandale. Ces modèles représentaient tout de même presqu'un quart des ventes du constructeur en août dernier sur le sol américain.

(Source: www.zeit.de, www.welt.de/ Image: img.turbo.fr)

 

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