Le revival des anne es 41

Le revival des années 40

Taramoss com

 

Un amour du vintage ambigu.

Peut-on aimer le design allemand des années 40, les vêtements allemands des années 40, le style allemand des années 40 sans flirter avec le nazisme ?

Depuis les années 80, le vintage n'a fait qu'accroître ses nouveaux adeptes aux travers des marchés aux puces, boutiques spécialisées, ventes aux enchères et bien sûr Internet et Ebay.

Soutenu par des préoccupations écologiques (on ne jette rien, tout redevient à la mode), économiques (les friperies vendent parfois au poids) et surtout psycho-sociales (désir de se différencier en portant des vêtements singuliers et hors du marketing), le vintage a tout pour plaire à Berlin, capitale anti-bourgeoise, slow-consumériste et östalgico-écolo.

Comme nombre de tenanciers de boutiques spécialisées, Constanze Pelzer l'a bien compris et a ouvert Glencheck, une boutique dédiée aux vêtements et accessoires des années 20 à 50 avec une préférence pour les 40'.

Mais voilà, les années 40 à Berlin, ce ne sont pas que de bons souvenirs et un tel revival peut se tenir sur un plan esthétique mais plus difficilement sur un plan nostalgique.

Bien sûr, il y avait une certaine élégance, les bijoux, les escarpins..."C'est tout à la fois: les tissus, les couleurs, la finition et la haute qualité du travail" argumente Constanze Pelzer, qui s'habille au quotidien en s'inspirant de la mode de cette époque.

Mais se vêtir à cette époque, c'était aussi une gageure, due à la pénurie et au poids de la dictature qui façonne certes les esprits mais aussi les corps.

Qu'importe, Constanze Pelzer a poussé sa fascination pour le design de cette époque jusqu'à vivre chez elle entourée d'objets du quotidien de l'époque.

Mais comme le souligne Tina Büttner, une autre adepte du vintage des années 40, "je ne m'identifie pas aux idées allemandes de l'époque [...] Ils ne voulaient pas de la diva fardée et moulée dans sa robe mais plutôt la femme au foyer, en cuisine, avec autant d'enfants que possible, avec ses tresses et ses vêtements simples".

Alors oui, on peut aimer la mode allemande des années 40, sans adhérer aux enjeux de l'époque et peut-être même que ces vêtements glamours, dignes d'une Jane Russell, Lauren Bacall ou Doris Day sont-ils une rebellion contre l'image nazie de la femme au foyer de l'époque. 

Glencheck 
Joachim-Friedrich-Straße 34
10711 Berlin 
www.glencheck-berlin.de

(Image: Taramoss.com)

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