La cryptomonnaie de Facebook en voie d'interdiction en Europe

La cryptomonnaie de Facebook en voie d'interdiction en Europe

La cryptomonnaie de Facebook en voie d'interdiction en Europe

 

Berlin, Paris et Rome contre la cryptomonnaie Facebook

La Libra persona non grata en Allemagne, en France et en Italie

Si jeudi 17 octobre à Washington, le G7, groupe des pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Royaume-Uni, Italie et Japon) a exprimé sa volonté de freiner les hardeurs des émetteurs de cryptomonnaies stables en se prononçant pour leur encadrement juridique, certains pays européens sont décidés à frapper encore plus fort en les interdisant purement.

En effet, l'Allemagne, la France et l'Italie ont décidé de s'allier pour l'interdiction de mise en circulation en Europe de la Libra, la future monnaie virtuelle de Facebook.

Vendredi 18 octobre, les trois pays, représentés par Olaf Scholz (ministre des finances allemand), Bruno Le Maire (ministre de l'économie français) et Roberto Gualtieri (ministre de l'Économie italien), ont annoncé une série de mesures visant à interdire la cryptomonnaie développée par Facebook afin de lutter contre la main mise monétaire d'entreprises privées sur les souverainetés nationales.

Dans ce sens, Olaf Scholz s'est déclaré "très sceptique" sur la Libra et "favorable à ne pas permettre l'instauration d'une telle monnaie mondiale, car c'est la tâche des États démocratiques".

Si le ministre allemand reconnaît la nécessité de fluidifier les paiements internationaux, il tient à souligner qu'"en même temps, il est nécessaire de préserver l'autonomie des États démocratiques".

Son homologue français Bruno Le Maire a déclaré: "Nous n'accepterons pas qu'une entreprise multinationale privée ait la même puissance, la même puissance monétaire que les États souverains qui sont soumis au contrôle démocratique."

 

Réactions chez Facebook

Afin de calmer le jeu, le directeur général de l'Association Libra, Bertrand Perez a assuré que leur "priorité aujourd'hui est de travailler avec les régulateurs pour répondre à leurs questions légitimes et leur donner toutes les garanties nécessaires".

Mais pour Bruno Le Maire, un entente est inenvisageable car "il suffira que Facebook décide d'avoir plus d'euros ou plus de dollars pour avoir un impact sur le niveau de change de l'euro ou du dollar et donc un impact direct sur le commerce, l'industrie, les États qui ont comme monnaie de référence l'euro ou le dollar".

Si Facebook a déjà pu compter sur Vodafone, Uber, Spotify, Iliad, Anchorage, Kiva, Coinbase ou PayU pour le lancement de l'association Libra lundi dernier, les défections des géants Visa, eBay, PayPal et Mastercard l'ont déjà affaibli.

(Image: www.cnetfrance.fr)

Partager sur Facebook Bouton twt Commentaires Plus de news 2 
   

Numérique Politique Économie Gouvernement France

Ajouter un commentaire