La pension d'anciens collaborateurs du nazisme crée le malaise en France

Qu'est-ce qui agite la France en ce moment ?

La pension d'anciens collaborateurs du nazisme crée le malaise en France

 

Malaise en France sur des pensions allemandes

La pension d'anciens collaborateurs du nazisme crée le malaise

Alors que le ministère allemand du Travail vient de révéler qu'il versait encore des pensions à 2.033 personnes dans le monde, en raison de leur action au sein du régime nazi, la France reçoit cette information avec stupeur.

 

Une pension votée en 1951 en Allemagne

Versées en vertu d'une loi allemande de 1951 pour les victimes de guerre allemandes, ces pensions concerneraient 54 Français qui toucheraient jusqu'à 1.300 euros par mois pour une invalidité qui n'inclut pas les crimes de guerre. Cependant, "les critères d'invalidité sont généreux" souligne l'historien Christophe Brüll, un spécialiste des relations belgo-allemandes à l'université du Luxembourg.

En effet, d'anciens nazis mais aussi d'anciens collaborateurs étrangers ont pu de cette pension même si depuis 2008, l'Allemagne l'a annulée pour 99 retraités. 

 

Indignation en France

Alors que le sujet est dans le débat public depuis plusieurs années en Belgique, ce n'est que maintenant que l'opinion publique française le découvre, alors même que le Groupe Mémoire (association d’anciens résistants) avait "demandé la liste des bénéficiaires dès 2015, une commission d’enquête s’est même rendue en Allemagne, mais les Allemands ne sont pas à l’aise avec le sujet (...) Ils refusent de donner les noms, ils mélangent plusieurs types de collaborateurs, ils disent que les SS sont exclus de ces pensions, ce que nous contestons depuis le début… ​", révèle Claire Pahaut, vice-présidente de l’association, dans le journal La Croix.

Indigné, Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, a décidé de contacter "tous les présidents des groupes parlementaires pour faire interdire cela et exiger la restitution des sommes et leur versement à la Fondation Charles de Gaulle", s'est-il exprimé sur Tweeter.

Selon Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État aux Anciens combattants, le gouvernement français "n’avait pas connaissance de cette pension".

La polémique enfle en France, un pays qui vit encore avec les malaises de l’Occupation, de la Collaboration et des soldats du "Malgré nous" alsaciens, dont la découverte de cette pension entretient la confusion du "qui a fait quoi" pendant la guerre.

Image: lavdn.lavoixdunord.fr

Partager sur Facebook Bouton twt Commentaires Plus de news 2 
   

Nazisme Histoire Tragédies France Réparation

Ajouter un commentaire

×